1-Les exploits de Guynemer au-delà de l'hexagone
Dès que le Grand Quartier général donna l'autorisation de publier le nom des aviateurs victorieux les journalistes firent une place privilégiée à ces nouveaux héros. Georges Guynemer fut le premier à bénéficier de la décision du Quartier Général, même si au départ seule son initiale " G " apparut sur les communiqués du G.Q.G. Ce mouvement médiatique samplifia lors de sa cinquième victoire, le 5 février 1916, qui lui vallut à la fois le titre d'as et la notoriété. En effet, au lendemain de cet événement, la presse locale, nationale et internationale, s'empara de ce nouveau nom et fit connaître les " exploits ". Le New-York Herald aux Etats-Unis, l'Epoca en Espagne, le Shrine en Grande-Bretagne, la Stampa en Italie, le Telegraaf Amsterdam aux Pays-Bas firent une place au nom du nouvel as français dans leurs colonnes. La majorité des articles reprirent en quelques lignes les informations des communiqués officiels, même si quelques-uns allèrent déjà plus loin en recherchant auprès de ses proches des informations sur le jeune pilote. Dès lors, chacun des faits marquants du parcours de Guynemer trouva un large écho dans la presse quotidienne et hebdomadaire, nationale et internationale : sa première blessure, en mars 1916, son choix pour être le premier porte-drapeau de l'aviation, en mai de la même année, ses nouveaux galons, ses principales remises de décoration, autant d'événements qui donnèrent lieu à une nouvelle vague d'articles. La plupart des articles furent brefs et, le plus souvent, leur ampleur tint à une abondante illustration. |